Pas de pieds pas de cheval!

Pas de pieds pas de cheval!

Si dessus une photo du pieds de ma jument au bout du deuxième parage
Les méfaits du ferrage


Quelles sont les conséquences négatives du ferrage ?

1. Un resserrement et une déformation progressive du pied. Cela provoque de la douleur, une modification des allures, des problèmes musculaires, articulaires, des ossifications. La troisième phalange et les cartilages ungulaires latéraux se déforment. Le chorion (qui forme la corne) est endommagé, ce qui favorise la rotation de la troisième phalange et la fourbure, ainsi que la pourriture de la fourchette, la podotrochléite due aux contusions des structures internes du pied et la détérioration de la ligne blanche.
2. La paroi est abîmée par les clous. Elle se dessèche et perd de son élasticité. L'isolation du sabot n'est plus étanche. Le métabolisme interne du pied diminue à cause d'une baisse de la température, surtout lorsqu'il fait froid, ce qui porte atteinte à la production de la corne et au soutien de la troisième phalange.
3. La circulation sanguine se fait moins bien dans le pied avec toutes les conséquences négatives susnommées, outre un surmenage du c½ur puisque les pieds ne peuvent plus assurer leur fonction de pompe, on voit apparaître les 'poteaux' qui vont avec.
4. Des troubles du métabolisme par déséquilibre des protéines et par voie de conséquence des troubles cutanés, hépatiques et rénaux.
5. Les vibrations causées par les fers abîment le podophylle, et provoquent des lésions comparables au syndrome de Raynaud chez les personnes qui travaillent avec des marteaux piqueurs.
6. Le fer change la façon dont le poids est porté et modifie la bascule du pied, entraînant ainsi des problèmes musculaires et tendineux.
7. Il provoque des surcharges anormales dans le sabot, entraînant des fissures, des seimes, et un décollement de la paroi.
8. Les chocs sont moins bien amortis.
9. La sensibilité du pied est diminuée, le cheval trébuchera plus facilement, ce qui augmente les risques pour monture et cavalier.
10. Le poids du fer accroît la force centrifuge pendant le mouvement, ce qui surcharge les ligaments. Il représente également un risque de blessure plus élevé pour les personnes et les animaux.
11. La traction est modifiée ; le cheval ne peut plus se déplacer en toute sécurité. La résistance dans un mouvement tournant est plus grande donc plus lourde pour les articulations et les tendons.
12. Chez les jeunes chevaux le fer gêne la croissance de la troisième phalange.
13. Il provoque une modification de la conformation car le cheval essaie de soulager les zones douloureuses du pied. Le sabot pousse de travers, les aplombs changent.
14. Il abîme le sol.
15. Il entraîne des frais d'entretien plus élevés, de nombreuses maladies et frais vétérinaires. Le cheval doit être remplacé plus rapidement.
16. Il rend impossible le dépistage précoce du dépassement des limites biologiques d'un cheval.
17. La perte accidentelle d'un fer rend le cheval inutilisable jusqu'à son remplacement (du fer). C'est alors la 'course au maréchal-ferrant'...

Pour en savoir plus en images :
sabotsnus.free.fr rubrique "Effets nuisibles de la ferrure"


Il a tout de même quelques 'avantages' :

1. La possibilité d'utiliser le cheval sur n'importe quel terrain, à n'importe quel moment, sans avoir à accorder beaucoup d'attention à ses conditions de vie ou à ses pieds, aux dépens de la santé et de la longévité du cheval.
2. La possibilité de dépasser temporairement les limites biologiques du cheval, également aux dépens de sa santé et de sa longévité.
3. La possibilité d'utiliser plus longtemps un cheval boiteux, alors que les dégâts ne font que croître.

« Mais mon cheval ne peut pas marcher sans fers ! »

Ce n'est pas une raison pour ferrer un cheval, bien au contraire. C'est la preuve que ses sabots sont en tellement mauvais état et que ses conditions de vie sont si artificielles qu'il ne peut plus se passer de l'intervention humaine.

Qu'un cheval non ferré, vivant dans des conditions qui satisfont à ses besoins, est capable de performances importantes a été prouvé au long des siècles par tous ces chevaux au service des hommes.

Aujourd'hui des chevaux non ferrés, de loisirs, utilisés professionnellement ou concourrant dans toutes les disciplines, y compris l'endurance de haut niveau, prouvent tous les jours que c'est possible. Ces chevaux sont bien dans leurs pieds et dans leur tête, en pleine santé.

Le parage naturel



Le parage naturel ou "Wild horse trim" se base sur le cheval sauvage ou mustang.

Le modèle :
Les sabots naturels sont courts, avec très peu ou pas du tout de paroi dépassant le niveau de la sole.
Les talons sont bas et ouverts.
La sole est concave et la paroi en quartier est légèrement arquée.
La fourchette a un aspect de vieux cuir.
Le sabot entier est exempt de seimes, craquelures...

Tous les chevaux domestiques peuvent arriver à marcher pieds nus, contrairement à la croyance qui dit que certaines races de chevaux ont de mauvais pieds.
Les seules choses qui détériorent les pieds sont l'inactivité, un sol trop mou, de mauvaises conditions d'hébergement, une nourriture pas adaptée et un mauvais entretien.

Quand on pare on cherche à se rapprocher du modèle, mais sans essayer de l'imiter à tout prix. C'est le pied qui dicte son rythme. Il faut donc apprendre à lire le sabot car un parage naturel n'est jamais envahissant.


Les étapes du parage :
Attention ! La description qui suit ne remplace en aucun cas l'expérience acquise lors d'un stage avec un professionnel. Ces informations ont pour seul but de vous fournir les éléments de base pour comprendre le parage naturel.
1. Observez le pied de profil, de face, de dos, de dessous et prévoyez mentalement votre parage.
2. Parez la sole :
Enlevez la "sole morte", d'un aspect crayeux ou poudreux. Arrêtez-vous impérativement à la "vraie sole" qui a une consistance cireuse et brillante.
3. Parez les barres :
Raccourcissez les barres jusqu'au niveau de la sole.

4. Parez la fourchette :

La pointe de la fourchette est au niveau de la sole puis part en pente douce jusqu'au futur niveau des talons.
Quand on pose la râpe à plat sur les talons, la fourchette ne doit pas la toucher (de très peu).
Enlevez aussi les morceaux à moitié détachés ou obstruant les lacunes.

5. Hauteur de la paroi :
Râpez la paroi (talons inclus) pour avoir une surface plane, au niveau de la sole ou légèrement au-dessus.
Vérifiez le bon équilibre des talons.

6. Transition des barres :

Rectifiez l'insertion des barres dans la paroi à la rénette. Cette transition doit être lisse et douce. Les barres ne doivent pas toucher le sol, ni former de plateau triangulaire, et si possible être droites.

7. Les évasements :
Râpez les évasements par dessus. Un repère utilisé est la forme de la couronne projetée vers le bas et la rectitude de la paroi, que l'on va ainsi restaurer. Un autre repère est la rectitude de la paroi.
Attention de ne pas trop affiner la paroi.
8. Mustang roll par dessous :
Râpez la partie pigmentée de la paroi en tenant la râpe à 45 °, sur tout le tour du pied.
9. Mustang roll par dessus :
Finissez le mustang roll en arrondissant bien le bord.
10. Papier de verre :
Polissez le pied (dessous et tiers inférieur dessus) au papier de verre pour éliminer les craquelures et avoir une surface bien lisse.
Evaluez votre travail ! et corrigez-le si nécessaire.

Dans la rubrique Téléchargements vous trouverez la traduction / résumé de l'excellent livre de Pete Ramey qui décrit le parage en détail.

Astuce :
Pensez à prendre des photos des pieds de votre cheval après chaque parage. On oublie facilement à quoi ils ressemblaient au début. Cela vous permet de suivre leur évolution plus précisément.
Si nécessaire vous pouvez aussi prendre quelques photos avant parage.

Pour chaque pied prenez une photo :
- de profil
- de face
- de dos
- de la sole
- de la sole de 3/4 pour montrer la concavité

Pour les trois premières vues, tenez l'appareil au niveau du sol, bien droit et bien centré sur le sujet pour éviter les faux effets de perspective. Le pied et un morceau du paturon doivent occuper tout le cadre. Gardez le même cadrage par la suite.
Attention aussi à la lumière. Une lumière vive (plein soleil) éclaire bien un côté mais plonge l'autre dans l'ombre. Il est alors trop sombre pour distinguer les détails.
Un contre-jour produira le même effet.
Si vous utilisez le flash, pensez à bien le doser pour ne pas surexposer la photo (trop claire, détails "grillés").
Il va sans dire que le sol doit être propre, de préférence dur et plat. Le pied doit être bien nettoyé.
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 13:24
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 13:36

Les chevaux entre eux

Les chevaux entre eux
Le Comportement social des équidés
D'un point de vue de l'organisation sociale, voici comment s'organisent les sept espèces d'équidés sauvages :

1) Les espèces formant des groupes familiaux.
Le cheval domestique, le cheval de Przewalski, le zèbre de plaine et le zèbre de montagne, constituent de petits groupes familiaux composés d'un étalon adulte, d'une à trois juments et de leur progéniture jusqu'à la puberté. Des familles avec plus d'un étalon adulte ont pu être aussi observées chez les chevaux et les zèbres de plaine. Des données ont montré, dans trois populations, des étalons formant des coalitions de coopérations pour lutter contre leurs rivaux plus dominants. Les jeunes mâles (ou les étalons chassés par un jeune mâle mâture), forment quant à eux des groupes d'étalons célibataires. Notons que ces groupes de célibataires sont communs à toutes les espèces d'équidés.

2) Les espèces territoriales.
Chez l'âne sauvage d'Afrique et le zèbre de Grevy, les mâles dominant défendent un territoire : des liens durables existent uniquement entre les femelles et leur progéniture.

3) Organisation intermédiaire.
Chez le Kiang et l'âne sauvage d'Asie, des organisations intermédiaires existent entre les deux systèmes exposés ci-dessus.


Le comportement des chevaux en liberté
Les relations sociales chez les chevaux peuvent être détaillées au sein de trois niveaux différents

1) Au niveau du troupeau
Les troupeaux de chevaux sont composés de groupes de reproduction qui se déplacent généralement ensemble et engagent le même type d'activités. La distance entre ces groupes varie, notamment en fonction des saisons. Par exemple, il n'est pas rare d'observer en été des chevaux de Przewalski d'une même famille ou non, tête-bêche, pour lutter contre les insectes ; alors que ces mêmes individus seront séparés de plusieurs dizaines de mètres en hiver. Au sein de ce troupeau existe une hiérarchie entre les différentes familles, notamment pour l'accès aux ressources.

2) Au niveau du groupe
Dans un harem ou famille, chaque membre a un rôle bien défini et s'inscrit également dans un système hiérarchique :

* L'étalon dominant assure la reproduction (cf ci-contre, une saillie) et la cohésion du groupe, il domine les jeunes et normalement les femelles.
* Les femelles engagent les différentes actions sociales et spatiales de la famille comme boire, pâturer ou se gratter, et s'occupent de leur progéniture.
* Les jeunes prennent parfois soin de leurs frères et s½urs.

Pendant les chaleurs, les jeunes femelles s'éloignent souvent de leur famille pendant quelques heures ou parfois, pendant quelques jours et peuvent s'accoupler avec les mâles des autres familles ; elles quitteront leur groupe natal généralement vers l'âge de 2 ou 3 ans :

* soit d'elles-mêmes pour rejoindre une famille proche
* soit chassées par leur père

A leur arrivée dans leur nouvelle famille, elle occupe le dernier rang dans la hiérarchie des juments.

En ce qui concerne les jeunes mâles, ils quittent également leur famille vers 2 ou 3 ans, d'eux même ou chassés par l'étalon adulte. Ces jeunes mâles rejoignent alors le groupe des " étalons célibataires ". A l'intérieur de ce groupe, les activités principales sont les jeux pour s'entraîner au combat, ce qui finit par établir une hiérarchie. Agés de 4 ou 5 ans, parfois par deux, ils se rapprocheront des familles détectant les jeunes femelles en chaleur, et tenteront d'établir des contacts et, si possible, les premiers liens avec celles-ci.

3) Au niveau individuel
Communication vocale
Les chevaux ont un répertoire vocal limité, ce qui s'explique par le fait qu'ils gardent en général le contact visuel entre eux. Certaines manifestations vocales existent toutefois comme le célèbre hennissement, émit lors de la perte de ce contact visuel.
Communication olfactive
Le " flehmen " (retroussement des naseaux, lèvre supérieure relevée) permet à l'air inspiré de passer dans l'organe vomero-nasal du cheval riche en cellules olfactives pour transmettre à l'individu le maximum de données sur l'objet ou l'être reniflé. Ce comportement est observé dès les premières heures suivant la naissance du poulain et prend toute son importance chez l'étalon adulte pour détecter les odeurs de juments en chaleur, notamment dans les urines et les crottins.


Communication visuelle et tactile : les INTERACTIONS
Nous pouvons classer ces expressions ou interactions en 9 catégories en fonction du contexte et de leur fonction sociale

* Les interactions "de proximité"
* Les reniflements
* Les toilettages
* Le jeu (ruade, cabrage, morsure, poursuite...)
* Les interactions de "dominance" (charge, menace de tête, ruade, morsure...)
* La soumission
* La cohésion (conduite)
* Les rituels
* Les combats

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 07:50
Modifié le vendredi 01 février 2008 16:04

L'homme et le cheval

L'homme et le cheval





Il existe un lien très fort entre l'homme et le cheval si celui-ci sait s' y prendre sans blesser l'animal aussi bien physiquement que émotionnellement.
Nous nous devons de respecter l'animal et tout ce qui le concerne car nous l'avons exploité depuis tant d'année sans aucun respect pour lui même car l'homme à pris l'habitude de s'aproprier ce don il avait besoin.
Une part d'égoïsme? Oui surement!
Nous leur avons imposé des choses depuis tant de temps, que aujorudh'ui certains, comme moi, on envie de voir des chevaux libres à nouveau ou du moins heureux de faire ce qu'ils font dans un grand respect aevc l'homme, et de ne plus voir des chevaux mis a disposition tout le temps enfermé dans un box plus petit que notre propre maison alors que nous sommes plus petits que les hcevuax nous avons un empire bien plus grand.On veut toujours en offrir plus aux humains mais ceux-ci ne savent pas en donner aussi aux animaux.
Pour obtenir une relation avec un cheval et en pas avoir à se battre il faut beaucoup beaucoup de patience, de calme, de douceur, de fermeté aussi et surtout de persévérence.Afin d'obtenir du cheval la confiance, puis l'amitié!

Il n'y à pas de véritables méthodes pour éduquer les chevaux, il s'agirait plutôt de s'inspirer des différentes qui existent et de se laiser guider par son instinct, faites comme vous le sentez tant que vous vous y prenez en douceur sans vous énerver!
Vous ferez des erreurs, obligatoirement, mais n'oubliez pas que c'est en faisant des erreurs que l'on peut se corriger et donc ne plus les refaires, et dans ce cas on apprend de nouvelles choses grace à l'animal que l'on a en face de nous.C'est ainsi qu'une part de l'adaptation au cheval commencera.

Je ne peux m'empêcher de parler des chevaux ferrés, bridés, montés comme de pauvres esclaves.
Tout le monde rêve d'une superbe relation avec son cheval et tout le monde prétend aimer les chevaux, mais quand on aime mettre des éperons et taper avec une cravache sur les fesse du cheval, ce n'est pas aimer le cheval.
Aussi je ne comprends pas comment à t-on pu enfermer dasn des boites des chevaux.Comment on a pu les ferrer pensant que ceci était pour leur bien, alors qu'en fait c'est ce qui leur provoque des boiteries et bien d'autres choses encore.

Je vous laisse découvrir ma façon de penser de procéder avec les chevaux vous trouverez aussi des adresses utiles et pour plus d'informations : kissmecam@msn.com

C'est avec plaisir que j'aiderais ceux qui veulent aller de l'avant avec leur chevaux.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 11:03